dimanche 1 février 2015

Un joli quartier de La Xara






Ceux qui ont connu la côte méditerranéenne espagnole avant le boom immobilier des années 80 sont pour certains habités d'un sentiment mêlé de colère et de tristesse. Partout, on a construit, sans réflexion, simplement à des fins spéculatives en surfant sur le manque cruel d'hébergements touristiques, au lendemain de la longue période austère du franquisme.

Pourtant, au détour d'une rue de village ou d'une colline, on peut découvrir des ensembles immobiliers qui nous prouvent que tout cela, comme bien souvent, n'a rien à voir avec la fatalité.



La Xara est un village "neuf" de la Marina Alta, situé à seulement quelques kilomètres de la mer, avant la ville de Dénia. Aucun attrait architectural particulier si ce n'est un lotissement construit il y a une vingtaine d'années dans le centre du village. Des maisons blanches accolées, dans le style architectural que l'on pourrait qualifier de méditerranéen, partagent des espaces communs fleuris et ouverts. Menuiseries en bois, avancées de toits typiques faites de petites tuiles plates en terre cuite, hautes cheminées rappelant l'Andalousie et surtout un aménagement qui donne du style à l'ensemble.

Nous avons tendance à considérer les élus comme les principaux décideurs, à tort, l'architecte est un acteur important de la vie sociale et citoyenne. A toutes les époques, l'architecture a été le socle de la communauté, dont la philosophie était déclinée au mobilier, à la décoration jusqu'au style vestimentaire. C'est un Art majeur qui, mal employé, divise les populations, créé des ambiances urbaines néfastes et peuvent laisser des empreintes écologiques importantes.

Les architectes sont les premiers garants du bien vivre.